Se rendre au contenu
www.gautierdelvaux.be
  • Page d'accueil
  • Articles
  • Des questions ?
  • Formations
  • ​Gautier.delvaux@gmail.com
  • Se connecter
  • ​Prendre un RDV​
www.gautierdelvaux.be
      • Page d'accueil
      • Articles
      • Des questions ?
      • Formations
    • ​Gautier.delvaux@gmail.com
    • Se connecter
    • ​Prendre un RDV​

    Hygiène du sommeil : ce qu'il faut éviter et privilégier pour mieux dormir

  • Tous les blogs
  • Actualités
  • Hygiène du sommeil : ce qu'il faut éviter et privilégier pour mieux dormir
  • 12 janvier 2024 par
    Gautier Delvaux

    Le sommeil joue un rôle essentiel dans notre santé mentale. Nos habitudes de sommeil peuvent avoir un impact significatif sur notre bien-être psychologique. En évitant certaines pratiques néfastes et en privilégiant des habitudes favorables, nous pouvons améliorer notre sommeil et soutenir notre santé mentale.

    Les données épidémiologiques actuelles indiquent qu’environ 30 % de la population présente des troubles du sommeil, et que la privation chronique est associée à un risque accru de dépression, d’anxiété et de troubles cognitifs (Baglioni et al., 2016 ; Walker, 2018). Le sommeil lent profond, majoritairement présent en première partie de nuit, est essentiel à la consolidation mémorielle et à la régulation émotionnelle. C’est précisément pourquoi les habitudes qui entourent le coucher ont un impact direct et mesurable sur la qualité du sommeil.

    À éviter

    Se coucher après minuit

    La quantité de sommeil lent profond réparateur est plus importante en première partie de nuit. Se coucher tardivement réduit mécaniquement cette phase essentielle à la récupération physique et cognitive. Essayez de vous coucher plus tôt pour optimiser la qualité de votre sommeil.

    Les longues siestes durant la journée

    Limitez vos siestes à 15 à 20 minutes maximum. Des siestes plus longues peuvent perturber votre rythme circadien et rendre plus difficile l’endormissement la nuit en réduisant la pression de sommeil accumulée au fil de la journée.

    Le sport intensif en fin de journée

    L’exercice physique intensif en fin de journée augmente la température corporelle centrale et génère une activation du système nerveux sympathique incompatible avec un endormissement serein. Privilégiez l’exercice plus tôt dans la journée, idéalement en matinée ou en début d’après-midi.

    Les bains trop chauds juste avant le coucher et l’activité intellectuelle intense

    La baisse de la température corporelle centrale est un signal biologique déclencheur du sommeil. Un bain chaud pris juste avant le coucher retarde ce processus. En revanche, un bain chaud pris 1 à 2 heures avant le coucher peut paradoxalement favoriser l’endormissement en provoquant une vasodilatation périphérique qui accélère ensuite la baisse thermique (Haghayegh et al., 2019). De même, évitez les activités intellectuellement stimulantes avant le coucher, car elles maintiennent le système nerveux en état d’alerte.

    L’exposition aux écrans au moins 90 minutes avant le coucher

    La lumière bleue émise par les écrans inhibe la sécrétion de mélatonine en supprimant l’activité des cellules ganglionnaires à mélanopsine de la rétine. Une exposition d’une heure avant le coucher peut retarder l’endormissement de 30 à 60 minutes et réduire la durée du sommeil paradoxal (Chang et al., 2015). Le mode nuit des appareils est insuffisant : l’arrêt complet des écrans reste la recommandation la plus efficace.

    Les repas trop lourds avant de dormir

    Évitez les repas copieux et riches en graisses juste avant le coucher. Une digestion difficile maintient l’organisme en état d’activité métabolique et perturbe les cycles de sommeil. Optez pour des repas légers et équilibrés en soirée, pris au minimum deux heures avant le coucher.

    Les excitants : café, boissons énergisantes, cigarettes, alcool

    La caféine a une demi-vie de 5 à 7 heures : un café consommé à 17h représente encore la moitié de sa dose active à minuit. La nicotine est un stimulant qui fragmente le sommeil. L’alcool, souvent perçu à tort comme facilitateur du sommeil, supprime significativement le sommeil paradoxal et fragmente les cycles en seconde partie de nuit. Même une consommation modérée réduit la qualité globale du sommeil de près de 10 % (Ebrahim et al., 2013).

    Les sources de bruit

    Le bruit perturbe les cycles de sommeil même sans provoquer de réveil conscient. Utilisez des bouchons d’oreilles ou un bruit blanc si votre environnement est bruyant. Privilégiez un climat de calme et de sécurité.

    Les tentatives de résolution de problèmes avant de dormir

    Ressasser des situations de la vie quotidienne au moment du coucher augmente le risque de ruminations, d’anxiété et de tension nerveuse incompatibles avec l’endormissement. Si des pensées envahissantes persistent, une technique de décharge cognitive — comme noter les préoccupations sur papier avant d’aller au lit — peut aider à les mettre à distance.

    À privilégier

    Réserver le lit uniquement au sommeil

    Évitez de faire des activités autres que le sommeil dans votre lit : regarder la télévision, lire, manger ou travailler. L’objectif est de conditionner le cerveau à associer le lit à l’endormissement, par un mécanisme de conditionnement classique qui renforce l’efficacité du sommeil à long terme.

    Se coucher uniquement lorsque vous êtes somnolent

    La somnolence — sensation d’être en train de s’endormir — correspond à l’amorce du premier cycle de sommeil d’une durée d’environ 90 minutes. Se coucher trop tôt, sans cette somnolence, augmente le risque de rester éveillé et de renforcer une association négative entre le lit et l’éveil.

    Maintenir une heure de lever fixe

    Les recherches récentes insistent davantage sur la régularité de l’heure de lever que sur celle du coucher. C’est l’heure de lever qui ancre le rythme circadien. Même après une mauvaise nuit, se lever à heure fixe maintient la pression de sommeil pour la nuit suivante et stabilise progressivement le cycle (Walker, 2018).

    S’exposer à la lumière naturelle le matin

    Une exposition à la lumière naturelle dans les 30 minutes suivant le réveil synchronise l’horloge circadienne, avance la phase de sécrétion de mélatonine le soir et améliore la qualité du sommeil nocturne (Blume et al., 2019). 10 à 15 minutes suffisent, idéalement à l’extérieur ou près d’une fenêtre.

    Se ménager au moins une heure de détente avant le coucher

    Développez une routine de préparation au sommeil sous forme de conditionnement progressif. Plusieurs pratiques ont démontré leur efficacité :

    • La cohérence cardiaque : une séance de 5 minutes à raison de 5 respirations par minute en soirée réduit l’activation du système nerveux sympathique, abaisse le niveau de cortisol et favorise la transition vers le sommeil (Lehrer & Gevirtz, 2014). C’est une technique simple, rapide et dont les effets sur la régulation du système nerveux autonome sont bien documentés.
    • La méditation : les pratiques de pleine conscience réduisent les ruminations et l’hyperactivation cognitive pré-sommeil.
    • Les étirements doux ou le yoga restauratif : activent le système parasympathique et facilitent la détente musculaire.
    • La lecture légère : à condition qu’elle ne soit pas réalisée sur écran.

    Aller aux toilettes avant de se coucher

    Vider sa vessie avant d’aller au lit évite les interruptions nocturnes et favorise un sommeil continu, en particulier lors des phases de sommeil léger en seconde partie de nuit.

    Maintenir des horaires de repas constants

    Des horaires de repas réguliers soutiennent les rythmes circadiens périphériques, notamment ceux liés au métabolisme. Une alimentation saine et équilibrée contribue à éviter les fringales nocturnes susceptibles de perturber le sommeil.

    Une chambre fraîche, aérée et obscure

    Maintenez une température entre 16°C et 19°C dans votre chambre. L’obscurité totale favorise la sécrétion de mélatonine ; utilisez des rideaux occultants ou un masque si nécessaire. Une bonne ventilation contribue également à maintenir un air frais propice au sommeil.

    La consommation de boissons sans caféine/théine

    Les tisanes à base de plantes comme la valériane, la passiflore ou la camomille peuvent favoriser la détente en soirée. Optez systématiquement pour des préparations sans caféine.

    Références

    Baglioni, C. et al. (2016). Sleep and mental disorders: A meta-analysis of polysomnographic research. Psychological Bulletin, 142(9), 969–990.

    Blume, C. et al. (2019). Effects of light on human circadian rhythms, sleep and mood. Nature and Science of Sleep, 11, 1–7.

    Chang, A.M. et al. (2015). Evening use of light-emitting eReaders negatively affects sleep, circadian timing, and next-morning alertness. PNAS, 112(4), 1232–1237.

    Delbrouck, M. (2013). Psychopathologie. Manuel à l’usage du médecin et du psychothérapeute.

    Ebrahim, I.O. et al. (2013). Alcohol and sleep I: Effects on normal sleep. Alcoholism: Clinical and Experimental Research, 37(4), 539–549.

    Haghayegh, S. et al. (2019). Before-bedtime passive body heating by warm shower or bath to improve sleep. Sleep Medicine Reviews, 46, 124–135.

    Lehrer, P. & Gevirtz, R. (2014). Heart rate variability biofeedback: How and why does it work? Frontiers in Psychology, 5, 756.

    Walker, M. (2018). Why We Sleep: Unlocking the Power of Sleep and Dreams. Scribner.

    in Actualités
    # Hygiène du sommeil santé mentale
    Comment fonctionne l'EMDR ?

    Informations

    Avenue d'Auderghem 36, 1040 Bruxelles 


    VISA (SPF santé publique): 314240

    Email

    Gautier.delvaux@gmail.com

    Numéros utiles
    S.O.S Suicide 
    0800 32 123
    Urgences : 112

    Copyright © Gautier Delvaux 
    Généré par Odoo - Créer un site web gratuit

    Nous utilisons des cookies pour vous offrir une meilleure expérience utilisateur sur ce site. Politique en matière de cookies

    Que les essentiels Je suis d'accord